20 septembre 2011

L'université en Angleterre

Ça ne ressemble en rien à ma première expérience de l'Angleterre, c'est même tout le contraire. Je ne suis plus seule, la ville est belle, je n'ai plus de problèmes d'argent, je n'ai pas à marcher 15 minutes pour trouver le premier magasin où faire mes courses. C'est presque trop facile. A vrai dire, à la minute où je suis entrée dans l'appartement pour la première fois, je me suis sentie chez moi.

La vie ici est tout aussi chère qu'à Stevenage. Ce qui veut dire que les fins des premiers mois risquent d'être un peu difficiles, surtout si je "socialise" tous les week-ends avec les collègues. A vrai dire, il y a trop de tentations à Bath. Des boutiques super, des bars sympas, des restaus miam, des films géniaux (Jane Eyre, wow), des cours de danse contemporaine... Tout ça a un coût. En une semaine, le prix des bus qui m'emmènent à l'université a déjà augmenté de 15 pence, passant de 1,95 livres l'aller-retour à 2,10. Je commence à me dire qu'il va falloir que je me mette au vélo.

Le vrai travail n'a pas encore commencé et les cours ne commencent que le 3 octobre, mais je suis censée être en pleine préparation. Ce soir j'ai la flemme. Je suis à court d'idées. D'après ce que nous ont dit les professeurs de l'université d'ici, les étudiants ont l'habitude d'être maternés et suivis de près par leurs tuteurs et professeurs. Finalement les leçons au niveau licence ressemblent pas mal aux leçons de collège auxquelles j'avais pu assister à Barnwell School. Beaucoup de jeux, d'interactivité, d'images, de jeux de rôle. Du coup, beaucoup plus de responsabilités pour le professeur qui doit s'assurer non seulement que ce qu'il fait est instructif mais aussi que c'est "amusant".

J'ai la chance de travailler à l'université de l'année 2011-2012 quand même, d'après le classement du Sunday Times ! Pourtant, on sent que l'atmosphère n'est pas tout-à-fait à la fête quand les professeurs parlent des coupes budgétaires qui sont sur le point de se faire sentir, du système scolaire primaire et secondaire qui est en train d'être chamboulé, des étudiants qui arriveront l'année prochaine et qui auront payé 9000 livres et s'attendront à ce que le personnel universitaire leur livre une éducation à la carte.

En attendant, on ferme les yeux et on croise les doigts pour que les nouveaux de cette année soient sympa.

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