Saturday, July 04, 2009
Thursday, July 02, 2009
3 months
I've been back in France for a month or so now, and many different things have happened. Once again I got the chance to see my ordinary life through the blue eyes of a stranger (isn't that poetic, now) and I just saw how lucky I am.
I love my life at the moment. It's exactly how I want it to be : full, exciting, fast-paced, sort of like a good novel for the summer. Also I've spent the last two months continually with my BF, which can be both a good and a bad thing. So yes, he was getting on my nerves, but he's still so lovely and handsome and funny and just right... that I don't really care if he scatters his socks in the bedroom, if he's always late, if he never puts his dirty dishes in the dishwasher, if he sulks when I speak French, if he lets me pay for dinner. Those things can change, I think it's a question of maturity, he's a big baby sometimes, but I know I just love the person he is deep down at the core, perhaps the person he's going to be fully in a few years. Wait and see.
That's why I'm keeping him...
I've lived such good times since I'm in France that I think I actually like this place now. And it feels like I've chosen to be here now, too. I don't feel stuck in a situation now, I feel like I'm finally moving forwards, even if I'm doing exactly the same things as I did before I left. Well, not exactly.
I'm in a f*cking band, you guys! I'm so ridiculously cool, I can't believe it myself. This is all a hazy dream right now, but that's just awesome. Seriously, in two months I've become such a rock star... I've played my first gig, I've recorded a music video, I'm just so utterly stylish...
Just so you know, I'm feeling entitled to boast right now because I've got really no confidence at all, that's just my pep talk right there and you must sense the ironic tone. I didn't know I had that kind of power in me, the power of being admired, of making people dream... It feels really weird. But it's so nice...
So many things have happened, I nearly feel out of breath, wondering what's in store for me next. I'm gonna let things happen to me for now, because I've got no energy to plan anything from one day to the next. I don't want to do anything, just do nothing for a while, stop running around until I'm bored again and want to leave this place. And then I'll start writing again.
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Cessoo
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Monday, May 18, 2009
Dernier week-end entre assistantes
On avait décidé de fêter ça, de faire quelque chose de vraiment spécial, de ne pas finir au pub de Stevenage près de la gare routière parmi les cas sociaux du coin. Alors on a réservé deux chambres pour quatre dans un petit hôtel de Bloomsbury, Londres et on a ramené du vin dans nos sacs à dos.
On était 8 à partir de Stevenage, et on a retrouvé 4 autres filles dans la chambre de l'hôtel, des assistantes, encore et toujours. L'excitation du dernier week-end ensemble aidant, j'étais déjà bien alcoolisée alors qu'on n'avait pas encore mis un pied dehors pour aller jusqu'à la boîte en métro. Je ne sais plus comment on est arrivés jusqu'à un Marks and Spencer où le groupe s'est installé pour prendre des forces en mangeant des toasts gratuits. Moi, je savourais chaque minute en prenant autant de photos que je pouvais. Je n'étais plus dans mon corps.
Puis, d'une manière ou d'une autre, nous nous sommes retrouvés devant la porte du Tiger Tiger, j'ai tenté de dissimuler mon état d'ébriété quand le videur m'a demandé mes papiers et nous sommes rentrés dans la boîte, avec un sentiment de victoire dans le coeur. Il fallait payer 10 livres, mais peu importe. On y était, la soirée commençait à battre son plein. Une fois délestés de nos vestes, nous sommes allés à l'étage, au milieu des canapés et des tables couvertes de boissons onéreuses, et je me suis laissée emporter par la musique. Complètement. Parce qu'il fallait fêter ça. Parce que si ça ne devait arriver qu'une seule fois, ce serait ce soir.
Après m'être déhanchée comme une furie, j'ai trouvé une bouteille de vin rouge à moitié entamée sur une table et j'ai voulu faire ma maline en buvant au goulot. J'étais complètement anesthésiée et je ne me rendais compte de rien, mais peu à peu le malaise est arrivé, trop d'alcool pour mon petit corps déshydraté, et vlan ! C'est remonté... Tamara m'a emmenée au toilettes en me disant pour me rassurer : "Au moins, personne n'a vu..." Et elle m'a prévenu que ça irait mal si je ne me faisait pas vomir. Mais j'étais encore dans le flou. Et comme d'habitude, quand quelqu'un est malade lors d'une soirée, les autres gens moins bourrés déploient toute leur énergie à s'occuper de vous, ce qui bien sûr n'est pas un mal pour la personne en piteux état. Le problème c'est qu'ils ne donnent pas toujours de bons conseils. Du coup, j'ai senti qu'on me dirigeait vers la sortie, dans le froid, sur le trottoir, et qu'on se décidait à prendre un taxi, pendant que j'étais trop mal en point pour dire "J'ai trop froid."
De retour à l'hôtel, je me souviens avoir aperçu la silhouette du réceptionniste qui m'avait parlé avant de partir, debout dans sa guérite, entouré de lumière crue, l'air de chercher les sept différences entre l'avant et l'après. Dans la main, j'avais encore le sac plastique rempli de liquide rouge que j'avais gardé sur les genoux dans le taxi.
Le lendemain, après un petit déjeuner anglais, ça allait mieux et je n'avais plus trop d'alcool dans le corps, contrairement aux autres. On a fait passer le mal de tête à coup de shopping sur Oxford Street, de Starbucks et Subways, de balade à Camden Town, de nourriture chinoise et de churros. Il fallait bien reprendre des forces !
Ce week-end était absolument nécessaire pour affronter la dernière semaine de cours à Stevenage, peu importe les dommages collatéraux. Aujourd'hui, j'étais tellement d'attaque que je suis allé assister une leçon où je n'étais jamais allée avant et où je n'étais pas sensée aller. Le prof lui-même n'a pas tilté.
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Monday, May 11, 2009
Friday, May 08, 2009
Star Trek
Oui, les filles, vous pouvez allez voir ce film avec votre mec, vous ne passerez pas toute la séance à vous lamenter.
J'ai fait l'expérience rien que pour vous, et il n'y a pas de quoi avoir peur. Bien que Star Trek soit le symbole même de l'obscure geekitude, ce film n'est pas réservé aux puristes, ni aux mecs fans d'effets spéciaux et d'explosions dans l'espace.
Premier argument, le film a été réalisé par JJ Abrams, qui est à l'origine d'Alias, Lost et Fringe, des séries modernes, parmi les meilleures qu'on trouve sur le marché, tout ça grâce à la sauce JJ : des personnages complexes, des intrigues tordues, des dialogues fins et drôles, un taux d'adrénaline élevé à chaque épisode. On retrouve presque tout ça dans Star Trek : je me suis prise à éprouver un grand élan de tendresse envers le capitaine Spock (celui qui a les oreilles pointues et les sourcils épilés bizarrement), j'ai ri aux piques sarcastiques de Kirk (celui qui a une tête à claque dans la bande-annonce), mais je n'étais pas vraiment au bord de mon siège pendant les quelques scènes de bataille entre vaissaux.
Oui, je sais, c'est aussi ça qui rebute, l'idée de voir deux objets volants dans l'espace qui se lancent des lasers rouges et bleus. Mais il faut avouer qu'il n'y a pas vraiment de scènes de ce type. Tout le film est concentré sur le côté humain des combats. L'histoire est déclenchée par une histoire de vengeance parce qu'une des planètes de la galaxie a été détruite. On voit davantage les gens affectés par cette "guerre" que les avancées stratégiques ou les dégâts matériels. Le côté psychologique et philosophique est toujours mis en valeur : l'importance des sentiments humains dans le feu de l'action, la même obsession pour la destinée que dans Lost, la force de l'amitié... Et tout est magnifiquement servi par les effets spéciaux qui laissent une belle marque dans la rétine une fois le film fini : je suis hantée par l'image d'une planète détruite de l'intérieur par un trou noir, et je vois encore les réflexions lumineuses qui balaient parfois l'écran comme si tout brillait d'une étrange lumière.
Ce n'est pas vraiment le film de l'année pour moi, mais il vaut quand même le coup d'être vu parce qu'ils fait tomber les clichés qu'on pouvait se faire du genre, et qu'il ne se prend jamais trop au sérieux. Les puristes seront peut-être déçus par un ou deux détails, mais si comme moi vous n'y connaissez rien, vous n'y verrez que du feu.
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Libellés : film
Tuesday, May 05, 2009
3 weeks to go
Comment je vais faire pour rentrer?
Etrange que je puisse poser cette question après tout ce qu'il y a eu avant. Mais il y a eu un élément perturbateur qui compte beaucoup plus que tout le reste. Normal, c'est lui qui m'emmène loin de cet endroit que j'ai tant détesté, qui me fait vivre autre chose que mon petit quotidien futile et déprimant.
Tout ce à quoi je peux penser maintenant c'est que j'aimerais qu'il m'aide à porter mes valises, à défaut de l'emmener dedans.
J'ai passé ce week-end de trois jours avec lui, à traîner dans sa maison à Buntingford, regarder le câble, jouer aux jeux vidéo, faire de la musique, piller le frigo, faire un tour près de la vieille chapelle. Lundi, c'était férié : Early Spring Bank Holiday (mais pas vendredi).
On est allé dans la ville dans laquelle Robbie a grandi pour voir la fête de village de May Day. Il y avait des danseurs traditionnels un tantinet ridicules qui sautillaient au son du violon en faisant sonner les clochettes qu'ils portaient aux chevilles et qui agitaient des mouchoirs dans l'air, habillés comme des Tyrolliens. Ensuite il y a eu la danse des enfants de l'école locale autour du May Pole (un truc qui ressemble beaucoup à un porte-manteau à l'ancienne où sont accrochés des rubans de couleur). La chorégraphie des enfants consistait à tenir les rubans et tourner autour du mât pour créer des motifs avec les rubans. C'était plutôt bien organisé. Après ça, ça a été le tour des garçons de faire une danse avec des batons en forme d'épées. Le plus impressionant a été quand ils ont arrangé leurs bâtons en forme d'étoile que l'un d'eux pouvait porter à bout de bras. Voilà pour le folklore.
Il me semble qu'il n'y a rien a en dire, si ce n'est que j'en ai profité, que tout ce qu'on fait de notre mieux c'est de vivre les moments à fond. De bons moments, uniquement de bons moments.
"And I'd like to spend as much time with you as I can before we have to say goodbye and part ways" dit-il.
Voilà.
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Wednesday, April 29, 2009
On voit le bout
Plus que 4 semaines, même pas, avant les prochaines vacances. Plus mon agenda se remplit, moins j'ai le temps pour les plaintes pathétiques qui remplissaient mes billets. Je sais que ça se finit bientôt. Tout arrive en même temps. Le printemps, les examens à faire passer, Robbie, les derniers week-ends dont il faut profiter, le soleil.
J'ai bien essayé de repousser l'échéance, mais je vais finir par me retrouver au pied du mur. Que vais-je faire l'année prochaine ? J'avais l'embarras du choix et voilà que je me rends compte que j'ai planté un pied de chaque côté de la Manche. Et qu'il va falloir que je me déracine pour trouver mon camp. Oui, enfin, je n'ai pas planté le pied bien profond en Angleterre. Je crois. Je ne sais pas encore. On verra dans 4 semaines, quand il faudra évoquer le retour. Ou peut-être que ce sera facile. Peut-être que de façon un peu vexante, il me laissera partir pour qu'on reprenne chacun nos vies comme avant. Je n'ai pas envie de me poser la question, non pas parce que ça me fait du mal, mais parce que ça ne m'intéresse pas.
Je profite de ce qui m'arrive, et j'essaie de moins réfléchir, comme on me conseille souvent de le faire. En fait, peu importe ce qui arrive.
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Saturday, April 18, 2009
Il s'appelle R...
J'ai envie de tout écrire. J'ai envie de tout raconter. Mais non, c'est à moi, c'est à nous. Il y a un mois j'ignorais son existence, et voilà qu'aujourd'hui j'ai du mal à retourner à ma routine sans lui. Cinq jours entiers avec lui, tout le temps, et soudain seule face au reste du monde. Je me rends compte seulement maintenant à quel point j'ai besoin de quelqu'un près de moi. Ce ne sont pas ces dix derniers mois isolés qui me l'ont appris mais ces cinq jours avec lui. Est-ce que c'est juste quelqu'un ? Ou est-ce que c'est lui ? Tout ce que je sais c'est que c'était lui et personne d'autre, qui a traversé la Manche pour me voir, qui m'a fait me sentir bien, qui m'a donné l'impression d'être spéciale. J'ai vu ma vie à travers ses yeux, et c'était exactement ce dont j'avais besoin. C'était simple. Et voilà, il est déjà reparti. On se voit lundi, mais d'ici là, je suis replongée dans ce monde trop familier et hostile, livrée aux loups qui m'attendent au tournant, sans personne avec qui rire si je trébuche.
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Libellés : lui
Upset
Je me suis fait agresser verbalement au téléphone par un technicien qui installe des panneaux photo-voltaïques. Je n'arrive pas à me débarrasser du sentiment de culpabilité qu'il m'a filé. Comment puis-je être autant secouée par un inconnu qui manque juste de diplomatie ? J'ai simplement besoin de mettre les choses par écrit pour relativiser. Mais c'est le genre de choses qui m'empêche de dormir.
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